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#1 13-09-2007 20:38:23
[ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
13 septembre 2007.
LE TEKNIVAL Y SERA ORGANISÉ DU 21 AU 23 SEPTEMBRE.
LES ÉLUS LÈVENT LES BRAS AU CIEL !
La Tour-du-Crieu est à nouveau sous le choc de l'annonce tout à fait officielle, par la préfecture,
de la tenue entre le 21 et 23 septembre d'un Teknival sur le territoire de la commune.
« J'ai appris cette possibilité en fin de semaine dernière, mais jusqu'à présent, ce n'était qu'une option,
malheureusement mardi matin, nous avons appris que c'était confirmé »
déplore Jeannine Darrieutort, le maire de La Tour-du- Crieu.
Une réunion extraordinaire du conseil municipal s'est tenue mardi soir au cours de laquelle les élus ont pris une position claire :
c'est-à-dire celle du non.
Il faut bien avouer que ces élus en sont à leur seconde alerte au Teknival, car voici quelques mois,
la Tour-du-Crieu avait été pressentie pour le grand rassemblement national.
Mais l'ombre portée de dizaine de milliers de teufeurs s'était finalement déplacée sous d'autres cieux.
Là aussi, le conseil a fait connaître son opposition claire et nette,
se faisant l'interprète du sentiment général exprimé par les habitants de la commune.
Mais pourquoi La Tour-du-Crieu est-elle toujours dans l'œil du cyclone ?
C'est à cause du terrain militaire qui se trouve pour l'essentiel sur la commune et pour un peu sur celle de Pamiers .
Des dizaines d'hectares (67) utilisés pour l'entraînement au saut du 1er RCP, mais qui font des envieux.
Déjà voilà trois ans, ce terrain avait accueilli le rassemblement national des gens du voyage « Vie et lumière »,
réunion religieuse qui avait fait converger vers La Tour-du-Crieu près de 20.000 personnes
et des milliers de caravanes (voir ci-dessous).
Face à cette nouvelle « invasion » le conseil municipal de La Tour a donc pris une délibération dont voici les grandes lignes :
« Notre village va connaître des difficultés en raison de l'autorisation donnée par les pouvoirs publics
de la tenue d'un Teknival du 21 au 23 septembre.
25 000 personnes sont annoncées par les organisateurs.
Une fois de plus, pas de consultation des populations et des élus.
Une fois de plus nous sommes mis devant le fait accompli.
Le conseil municipal, réuni en séance extraordinaire le 11 septembre, a manifesté sa très vive opposition.
Force est de constater que notre avis n'a pas été entendu. »
Les élus déplorent « le bruit infernal » généré par de telles manifestations,
et ce bruit « sera fort préjudiciable à l'état de santé des Critouriens les plus fragiles »
Aussi le conseil municipal a décidé d'annuler le forum des associations qui devait se tenir à La Tour-du-Crieu le 23 septembre :
« Le climat de convivialité des associations et de la population ne serait pas au rendez-vous ! »
Le préfet devrait organiser une réunion publique à La Tour-du- Crieu, prochainement.
Il est possible que le climat de convivialité ne soit pas là aussi, au rendez-vous…
Convention avec les «médiateurs».
Mme Combier sous-préfet de Pamiers confirmait hier la tenue de ce Teknival et son encadrement par l'État,
par le biais d'une charte d'engagement mutuel passée entre ce dernier et les médiateurs représentant les organisateurs.
Reste maintenant comme en 2005 à régler tous les problèmes de circulation, les questions sanitaires
(mis en place de toilettes, collecte et élimination des déchets), mise en place d'une antenne Médecins du Monde,
d'un centre opérationnel, et le déploiement des renforts en matière de sécurité.
UN PRÉCÉDENT DE MASSE. AVEC «VIE ET LUMIÈRE» DES GENS DU VOYAGE.
C'était en 2005.
En été ! Fin juillet début août, La Tour du Crieu avait déjà accueilli un grand rassemblement national.
Celui du mouvement évangélique des gens du voyage « Vie et lumière ».
Là aussi la municipalité avait dénoncé le « fait accompli », manifesté son désaccord,
mais avait dû, de guerre lasse accepter l'ukase de l'État.
Ce rassemblement s'était déroulé sur le terrain militaire, auquel avaient été adjointes quelques parcelles privées
pour contenir ces milliers de caravanes.
L'état, à travers ses divers services avait pris les choses en main et organisé l'accueil des pèlerins.
Le problème le plus aigu étant de régler les questions sanitaires car évacuer les effluents de 20 000 personnes pas une mince affaire.
Des postes sanitaires avaient été mis en place.
Tout cela c'était fait en coordination étroite avec les organisateurs de Vie et Lumière qui ont bien entendu,
un certain savoir-faire en la matière.
Passé le premier choc laissé par cet ensevelissement démographique, la population de La Tour du Crieu avait fait le gros dos,
mais les choses s'étaient finalement bien passées, et les petits différents réglés à l'amiable.
Il n'empêche que les Critouriens vivent plutôt mal ces déferlements réguliers.
Vingt-mile personnes c'est quand même une ville entière (plus que Pamiers) qui leur tombe sur la tête.
Source : La Dépêche du Midi
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#2 18-09-2007 10:59:29
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
Quelques news pour aujourd'hui, avec entre autre l'ITW d'Etienne [ médiateur ], quelques infos pratiques
et un communiqué du député Henri Nayrou.
Mardi 18 septembre 2007 - LA -TOUR-DU-CRIEU.
25 000 PERSONNES SONT ATTENDUES AU FESTIVAL TECHNO CE WEEK-END.
Le teknival inquiète les riverains et le député.
Pas encore installé et déjà décrié, le Teknival qui doit se tenir ce week-end à La Tour de Crieu,
près de Pamiers, compte accueillir 25 000 personnes au plus fort de la manifestation, samedi soir.
Le rassemblement doit se tenir sur un site militaire appartenant au 1er RCP.
Le problème majeur pour les médiateurs du Teknival est constitué par les 4 km de fossés
qui entourent le terrain dont l'accès n'est actuellement possible que par un passage trop étroit
pour laisser passer plusieurs véhicules à la fois.
Dès la réunion de préparation la semaine dernière, les médiateurs ont souhaité que
la préfecture ariégeoise fasse remblayer ces fossés ou procède à l'élargissement de l'unique voie d'accès. Une telle demande nécessiterait des travaux importants qui font, pour le moment,
encore l'objet de discussion entre les autorités locales.
La Tour du Crieu avait déjà accueilli sans problème une première manifestation de grande ampleur, en août 2005.
Il s'agissait cette fois du traditionnel rassemblement évangéliste organisé par les gens du voyage.
Pour autant, le Teknival inquiète la population et les municipalités concernées.
Le député de la circonscription, Henri Nayrou, a d'ores et déjà déclaré que le site choisi était totalement inadéquat
et que la tenue d'une telle manifestation « en milieu aussi urbanisé » était une « aberration ».
De leur côté, les médiateurs, en charge de faire le lien entre riverains, public et autorités locales,
tentent d'apaiser les esprits.
« On nous fait passer pour des sauvages, mais ce n'est pas ça.
Les gens devraient se déplacer sur le site pour voir par eux-mêmes que les « teufeurs » viennent avant tout
faire la fête et pas pour tout saccager » expliquent-ils.
Mais pour le moment, rien ne semble devoir retarder le début du Teknival et l'arrivée des premiers raveurs
programmée pour vendredi dans la journée.
Source : La Dépêche du Midi
UN DES MÉDIATEURS DU RASSEMBLEMENT TECHNO DE CE WEEK-END, ETIENNE,
FAIT LE POINT AVANT L'ARRIVÉE DES «TEUFEURS» À PARTIR DE VENDREDI.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, un teknival demande une organisation très importante.
Pour celui qui aura lieu à La Tour- du-Crieu à partir de vendredi, ils seront pas moins de 3 personnes
à jouer les «médiateurs», autrement dit à faire office d'interlocuteur entre les différents acteurs concernés
par la tenue de cette «rave». Etienne travaille sur le dossier depuis le début.
Quel est votre rôle en tant que médiateur?
Je suis un relais d'information entre le public, les autorités locales et les 25 «sound system»
qui viennent se produire sur le site de vendredi à lundi matin.
Je suis bénévole et cela fait 3 ans que je suis médiateur pour le teknival.
Pourquoi cette date?
On avait lancé un «Teknival du sud» autour du 15 août.
Mais on s'est rendu compte que c'était une mauvaise date car tout le monde est en vacances,
y compris les forces de l'ordre et les secours qui ne pouvaient pas nous proposer un encadrement suffisant.
L'an dernier, on a fait un teknival le week-end du 1er septembre à Angoulême,
mais c'était la rentrée scolaire donc il y avait un problème de sécurité routière à la fin du teknival
avec les gens qui reprenaient leur voiture après avoir bu.
On a donc décidé de le faire après la rentrée.
Que pensez-vous du site?
On a pu faire une visite sur le terrain accompagnés de la préfecture la semaine dernière.
On s'est rendu compte que le site était entouré par 4 km de fossés
et qu'il y avait un seul point de passage possible.
La nuit, ce sera impossible d'assurer la surveillance de ces fossés
qui deviennent encore plus dangereux s'il pleut.
Mais c'est aussi un gros problème pour la gestion de la circulation sur le site :
l'accès ne permet le passage que d'un véhicule à la fois.
En cas d'évacuation imprévue, cela représente un vrai risque.
Nous avons demandé un remblayage des fossés ou un élargissement des accès.
Mais nous sommes actuellement en discussion avec la préfecture sur ce point.
Comment est diffusée l'information auprès du public?
Essentiellement par «flyers» (tracts papier) et par Internet.
Le bouche-à-oreille joue aussi un grand rôle.
Au plus fort du Teknival, samedi soir, nous attendons 25.000 personnes.
Nous essayons de contrôler l'information au maximum pour éviter que trop de monde ne vienne.
Le problème, c'est que lorsque l'information est relayée par les médias,
on doit faire face à l'arrivée de personnes non initiées à ce genre d'événement.
On a très peu de problème avec les «teufeurs» confirmés.
Le risque vient surtout de gens qui arrivent sans rien
et qui ne sont pas préparés à passer une nuit dans le froid.
Il faut absolument que chacun se responsabilise :
on vient à un Teknival avec de l'eau, de la nourriture et des vêtements chauds !
Il ne faut pas compter sur l'assistance des autres.
C'est très important que les gens le comprennent.
On nous fait souvent passer pour des sauvages, mais ce n'est pas le cas.
Et concernant la gestion du site?
A l'entrée, on va distribuer des sacs poubelle pour que chacun puisse enlever ses déchets.
On incitera au maximum au nettoyage du site.
Lundi matin, tant que la garde mobile n'aura pas donné le signal du départ,
tous les bénévoles ramasseront les déchets.
Là aussi, on veut responsabiliser les gens : c'est à chacun de faire un effort.
En plus des «sound system», on va mettre en place un scène pour des concerts
pour mettre en valeur les autres cultures alternatives.
On espère aussi pouvoir faire venir des producteurs locaux.
Informations pratiques.
Le Teknival de La Tour-du-Crieu débutera vendredi et s'achèvera lundi matin au signal de la garde mobile.
Les «sound systems» fonctionneront 22 heures sur 24 durant le week-end,
avec une coupure de 14 heures à 16 heures.
Pendant ce laps de temps, les organisateurs et les bénévoles inciteront au nettoyage du site.
De nombreuses associations de prévention seront présentes, avec notamment,
la Sécurité routière et Médecins du monde pour informer sur les risques liés
à la consommation des drogues et les maladies sexuellement transmissibles (MST).
COMMUNIQUÉ.
HENRI NAYROU DONNE SA POSITION SUR LE TEKNIVAL.
«Le site choisi n'est pas approprié»
Contacté pour donner son opinion sur la tenue du Teknival, le député Henri Nayrou a déclaré :
«Il est clair que le site près de La Tour-du-Crieu et de l'agglomération appaméenne
n'est pas approprié pour accueillir une manifestation aussi handicapante que le Teknival.
Je ne comprends d'ailleurs pas par quelle aberration il a été désigné.
Comment peut-on admettre que l'on puisse infliger une telle quantité de décibels en milieu aussi urbanisé ?
Je croyais ingénument que ce style de musique était réservé exclusivement aux régions désertiques
afin que chacun puisse prendre son plaisir comme bon lui semble sans pour autant causer de désagréments
à ceux qui vivent aux alentours.
Loin de moi l'idée de moquer ce genre de musique car j'ai de trop mauvais souvenirs de notre époque «yéyé»
qui était raillée par nos anciens, parce que « les braves gens n'aiment que l'on suive une autre route qu'eux »,
comme chantait Brassens.
Le problème n'est pas le Teknival.
Le problème est le lieu que l'on impose aux Critouriens et aux Appaméens.
Le problème, c'est non seulement l'exiguïté de la zone désignée,
mais en plus l'obligation de réquisitionner des terrains appartenant à des particuliers
et aussi ceux qui servent aux militaires du 1er RCP.
La gêne des uns et des autres est évidente et je comprends leur colère.
Ce n'est pas normal.
Mais il y a pire.
Dans ce choix, j'y vois surtout la décision de l'Etat d'imposer des manifestations pénalisantes
à cette zone de l'Ariège où a été déjà organisé le rassemblement évangélique d'août 2005,
dans le genre « il n'y a pas eu de casse, profitons-en pour leur en coller une autre ».
Jusqu'où cette défausse des plus hautes autorités de l'Etat pourra-t-elle aller ?
Des citoyens vont subir des désagréments ces prochains jours,
le temps est venu de dire «ça suffit» !»
Source La Dépêche du Midi
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#3 18-09-2007 17:41:37
- colombe
- rigolote

- Date d'inscription: 10-02-2007
- Messages: 20
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
salut tout le monde !
j'aimerais assisté à ce teknival dans l'Ariège qui sera surement mon dernier ! seulement je voudrais y aller en train, êtes vous au courant à savoir quelle est la gare la plus proche de la tour du crieu.
merci (si quelqu'un ose me dire que j'ai qu'à regarder sur Internet,... le silence vaut mieux que tout).
colombe
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#4 20-09-2007 11:20:42
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
HOULEUSE RÉUNION PUBLIQUE DU PRÉFET À LA TOUR-DU-CRIEU.
« Ces gens qui ont plus de droits que d'autres ! »
Mission impossible à La Tour-du-Crieu.
Ce n'est pas le titre d'un film mais le résumé de la réunion publique tenue par le préfet Jean-François Valette mardi soir,
face à 300 Critouriens exaspérés.
En colère ?
Oui, comment en irait-il autrement, quand ces gens vont devoir subir quatre jours durant un déferlement sonore mégatonnique.
Une colère rentrée en fait, qui n'a que peu explosé, mais qui s'est argumentée, point par point, avec beaucoup d'intelligence,
ce qui a malheureusement souligné l'écart qui peut exister entre une administration dont le rôle est d'appliquer la loi
et une population stupéfaite de subir ce qu'elle qualifie de lois injustes :
« Monsieur le préfet, il y a dans ce pays des gens qui ont plus de droits que d'autres ! »
En l'occurrence, tous faisaient référence au fait que la loi conforte tout simplement la force du nombre
au motif d'encadrer l'anarchie (25 000 festivaliers parachutés de leur propre initiative sur La Tour) face à 2 500 Critouriens obligés de subir.
Le préfet d'ailleurs n'a pas manqué de courage en allant s'offrir en victime expiatoire à la colère du village.
A plusieurs reprises, il a affirmé que son rôle était de faire appliquer la loi et que ce sont d'autres qui la votent…
A-t-il su trouver les mots ?
Peut-être pas.
Du haut de cette tribune, où s'exerçait l'art du langage diplomatique, les Critouriens ont eu l'impression qu'un autre monde les contemplait.
Dans la salle, quelqu'un a dit : « Vous vous adressez à nous avec suffisance et condescendance ! »
Jean-François Valette s'en est défendu, mais n'était-il pas lui-même l'otage d'une loi qui traite « les citoyens ordinaires par le mépris »,
comme le faisait remarquer un des participants ?
On a senti à plusieurs reprises que sous le flot des interrogations, bien ajustées, l'homme comprenait l'indignation,
mais le haut fonctionnaire appliquait la loi.
À ses pieds, tout le conseil municipal de La Tour-du-Crieu, avec chacun son écriteau autour du cou :
« Non au Teknival ».
Des élus dignes mais ravagés de colère eux aussi.
Pour le reste, les questions étaient incontournables : quid des décibels ?
Du flot des 25 000 festivaliers, des conditions sanitaires, de la simple sécurité, de la circulation, des excès des libations
et des « fumettes » ? Le préfet a répété que l'État s'en chargerait.
Mais au fond, là n'était pas la question.
La Tour-du-Crieu est venue dire « assez ».
En 2005, 25 000 pèlerins tziganes sont venus au même endroit ;
cette fois, ce sont 25 000 personnes qui n'ont pas demandé l'autorisation aux Critouriens de venir perturber leur quotidien.
« Et au nom de quoi ? D'un loisir ? »
C'est tout simplement cela que les habitants du village ont dit, n'attendant pas de réponse car la messe était dite.
« On subira. »
Le mot de la fin est à mettre au compte d'un élu, qui d'ailleurs a conclu à cette réunion pour qu'elle ne s'éternise pas en vaines querelles :
« Vous défendez l'indéfendable pour justifier l'injustifiable ! »
450 gendarmes et policiers.
À ceux qui dénoncent, et ils sont nombreux depuis quelques jours, l'instauration d'une « zone de non-droit » sur le site critourien,
le préfet a apporté diverses réponses : didactiques d'une part et matérielles d'une autre.
Si les premières n'ont pas eu l'heurt de convaincre, les secondes passeront l'épreuve du feu dès la nuit procchaine.
Quelque 450 gendarmes et policiers seront ainsi déployés, nuit et jour, aux abords du Teknival ;
les forces de l'ordre du département recevant les renforts de trois escadrons de la gendarmerie mobile
et d'une compagnie de CRS, sans oublier des maîtres-chiens, des douaniers ou encore des personnels directement dépêchés
par la direction centrale de la sécurité publique.
Bref, un dispositif exceptionnel pour un événement d'exception.
« Mais attention, prévient Jean-François Valette, il ne s'agit pas de faire des « descentes » dans la fête.
Le Teknival est un rassemblement de personnes, jeunes le plus souvent, désireuses d'écouter de la musique.
Nous opèrerons une surveillance vigilante mais indirecte ».
Le préfet n'a visiblement pas oublié la rhétorique du diplomate qu'il fut dans une autre vie…
Les services de l'État au complet (affaires sanitaires et sociales, Équipement, pompiers seront aussi de la fête) encadreront donc le Teknival.
Diverses actions, autres que sécuritaires, ont été programmées à l'image des opérations de prévention
(distribution de préservatifs, d'éthylotests, de bouchons à oreille), d'hygiène et de santé (poste médical avancé 24 heures/24),
de transport (une navette reliera le site à la gare de Pamiers), etc.
En outre, un numéro d'appel destiné à recueillir les questions du public sera disponible à compter d'aujourd'hui (14 heures), jusqu'à lundi (14 heures).
Alors rassurés ?
NON !
Augustin Bonrepaux, président du conseil général.
« Le choix du site est de la responsabilité des pouvoirs publics et j'estime qu'il s'agit en l'espèce d'un choix malheureux.
Cette expression artistique qui répond au goût d'une partie de notre jeunesse n'est pas à mettre en cause.
Les musiques électroniques font partie de l'univers créatif contemporain.
Mais ces créations exigent pour s'exprimer un environnement adapté qui protège l'ensemble des populations, participantes ou non participantes.
C'est en cela que le choix de l'Ariège est un choix malheureux, notre département n'est pas structuré pour accueillir
de 25 0000 à 80 000 personnes (pointe enregistrée dans le Cher en 2006), le site choisi l'est encore moins.
[ … ]
Il est grand temps que l'Etat assume sa responsabilité dans l'organisation de ces manifestations
et en premier lieu en mobilisant des terrains qui possèdent toutes les qualités requises,
notamment celles de sécurité des participants et de quiétude des populations environnantes ».
« Pourquoi à La Tour du Crieu ?
Tout simplement en raison de la présence d'un terrain militaire de près de 70 ha.
[ … ] Il est fort aisé de comprendre que l'on ne peut assurer un accueil satisfaisant sur le plan sanitaire de 25 000 personnes
pendant plusieurs jours en si peu de temps. [ … ] La population est fort en colère, de cette colère profonde que soulève les injustices.
Car il est parfaitement injuste que par facilité l'on fasse subir à 20 000 personnes, voire plus, de telles nuisances.
Il est facile d'attribuer un terrain propriété de l'état encore faut-il regarder autour.
Il est parfaitement anormal et inconcevable que pour le plaisir des uns l'on nuise à la tranquillité et à la santé des autres. »
Toulouse - jeudi 20 septembre 2007 - La Dépêche du Midi
[ + cf. réactions riverains @ AriègeNews TV --> ici ]
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#5 20-09-2007 11:30:12
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
colombe a écrit:
blablablablabla ...
--> 
--> Pamiers (09100) ne se situe qu'à quelques km de La Tour du Crieu.
C'est d'ailleurs à la gare de Pamiers que seront organisées navettes & cie.
[ merci qui ?
]
--> http://maps.google.fr/maps?q=Pamiers&am … 2&om=1

@+
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#6 20-09-2007 11:40:37
- Djihad Joe
- jte gaze pour 3 dirhams

- Lieu: Lost In La Mancha
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Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
colombe a écrit:
j'aimerais assisté à ce teknival dans l'Ariège qui sera surement mon dernier !
pourquoi ?
tu rentres dans les ordres ? 

La musique c'est comme une bonne gastro, faut la refiler aux potes sinon c'est moins marrant -> http://webradio.tekitawa.org/
Spaces de deum' :
KIKOOLOL GONNA KILL TEKNO
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#7 21-09-2007 15:31:40
- colombe
- rigolote

- Date d'inscription: 10-02-2007
- Messages: 20
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
merci beaucoup
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#8 22-09-2007 11:10:06
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
Revue de presse du samedi 22 septembre !
1.
Entre 4.500 et 5.000 personnes ont participé dans la nuit de vendredi à samedi a un teknival à La Tour-du-Crieu près de Pamiers (Ariège), où 25.000 raveurs étaient initialement attendus pendant le week-end, a indiqué la sous-préfecture.
" La nuit a été particulièrement tranquille: pas de blessé ou de malade à signaler ", a indiqué à l'AFP le sous-préfet de Saint-Girons, Mikaël Doré, précisant que la journée de samedi devait être la plus importante du teknival.
Trois cents gendarmes ont été mobilisés ainsi que des policiers, pompiers et douaniers pour cette rave prévue de vendredi à lundi. Le conseil municipal s'était "fermement" opposé à ce rassemblement de musique techno sur un terrain militaire, estimant être "mis devant le fait accompli" après avoir été avisé par la préfecture de l'Ariège de l'autorisation de la manifestation.
FOIX, 22 sept 2007 (AFP) - 10h25
2.
Toulouse - samedi 22 septembre 2007 - Ariège News
On nous avait annoncé 25.000 teufeurs, ils n’étaient qu’une centaine vendredi midi, face à un impressionnant déploiement de forces de l’ordre et de sécurité. Un effort important pour rassurer les populations comme nous l’indiquait Jean-François Valette, Préfet de l’Ariège.
Premier point presse in situ, sous une des tentes du PC, avec les responsables des services de l’Etat.
Pas moins de 130 gendarmes, 310 policiers, 60 pompiers et toute la logistique nécessaire pour cette manifestation très encadrée.
« Des renforts sont arrivés avec notamment des maîtres-chiens pour détecter les produits stupéfiants, précise Noël Torrès, Directeur Départemental de la Sécurité Publique, plusieurs officiers de police judiciaire réaliseront des contrôles d’alcoolémie (rappelons que des centaines d’alcootests sont distribués par les organisateurs). La mission essentielle étant la sécurisation de la commune et la tenue de certains carrefours avec des points de contrôle tenus par la gendarmerie ayant pour mission la fluidification des teknivaliers qui, s’ils suivent le trajet balisé, contournent le village de La Tour du Crieu »
« Nous avons eu de bons contacts avec les médiateurs, précise Véronique Castro, directrice des services de la préfecture, coordinatrice de cet évènement, les engagements pris ont été tenus (orientation des murs d’enceinte afin d’amoindrir le bruit) et des mesures de bruit seront réalisées dans la journée et dans la nuit. »
Concernant la gêne occasionnée aux proches riverains, Jean-François Valette ajoute: « Deux familles situées à proximité du site ont été relogées à l’hôtel, nous avons à la demande d’un riverain évacué un peu plus loin quelques vaches et chevaux. »
Aux 20 sapeurs pompiers ariégeois engagés sur cette opération, un groupe de 40 pompiers volontaires venant de quatre départements ont été mobilisés pour la durée du teknival, cela permettant de conserver un effectif opérationnel pour le reste du département en cas d’incendie ou d’accident de la route.
Un poste médical avancé (PMA) du CHIVA est installé sur site, il s’agit d’un système indépendant et autonome, capable d’assurer la prise en charge immédiate des patients et les premiers soins, afin d’éviter un afflux massif au service des urgences du CHIVA, en sus d'une charge de travail habituelle déjà lourde, le week-end notamment. Sous la tente du poste médical avancé fournie par les pompiers, le dispositif général mis en place par le docteur Nathalie Laurent, urgentiste au CHIVA, comprend la présence en permanence, 24h sur 24h, du jeudi au dimanche, de quatre personnels hospitaliers composant l’équipe médicale et paramédicale : médecin, infirmières, aides-soignants. ’est sur la base du volontariat que cette équipe a été formée.
Elle est associée au service médical des pompiers, constitué aussi de médecins et d’infirmières.
Le PMA est équipé en matériel médical par le CHIVA : moyens de réanimation et de surveillance (moniteurs, défibrillateur, respirateurs), oxygène, médicaments. A cela vient s’ajouter le matériel logistique comme les brancards, draps, couvertures, etc. fournis et gérés également par le CHIVA, ainsi que les repas, l’eau et les collations de l’équipe médicale.
Les pathologies les plus attendues sont inhérentes à ce genre de manifestation et à sa population.
Coups de chaleur, hypothermies, troubles liés à l’usage de stupéfiants ou à l'alcool, avec en plus, dès le samedi, les conséquences physiologiques éventuelles liées au syndrome d’épuisement.
Plaies, entorses, brûlures, asthme, allergies complètent le tableau des problèmes médicaux envisagés, auxquels s’est préparée l’équipe de soins du CHIVA, avec l'attente d'un pic d’activité les nuits de vendredi et samedi. Les patients nécessitant une prise en charge en réanimation ou des examens complémentaires ainsi que ceux présentant un trouble psychiatrique ou des lésions chirurgicales seront bien évidemment transférés au CHIVA.
Notons également que les teknivaliers se voient distribuer par les médiateurs un plan de la zone, des bouteilles d’eau, des sacs poubelles, des bouchons d’oreille, des préservatifs et peuvent être récupérés aux postes de secours et auprès des associations de réduction des risques ( Korzéame, Techno+, Actup, Médecins du Monde, KeepSmiling, l’Otrasso ).
Enfin, un chenil est mis en place pour les chiens perdus ou divagants.
Au-delà de 12h de présence dans le chenil, les chiens seront transférés en fourrière.
Ayant constaté sur des évènements similaires l’importante présence de chiens de 1ere ou 2ème catégorie, «souvent agressifs car sous-alimentés», les pompiers ont aussi prévu quelques sacs de croquettes pour calmer ces animaux…
Cet évènement étant autorisé par la loi, les autorités devaient en assurer l’encadrement, nous avons pu constater quelques heures après le début du teknival que toutes les mesures pour veiller à la sécurité des Critouriens étaient mises en place.
A voir sur le site d'Ariège News : une ITW du Colonel ROUILLON, Responsable du groupement de Gendarmerie de l'Ariège.
3.
Teknival : La Tour sur ses gardes.
La Tour-du-Crieu était vendredi matin comme dans l'attente. En vérité, il y avait une petite surprise. On s'était préparé au déferlement dès jeudi soir, et en fait, dans la nuit, il n'était rien venu. Ou si peu. « j'ai bien entendu des boum-boum, mais c'était faible », fait remarquer cette Critourienne de passage en mairie. Et de fait, cette première nuit fut plutôt calme. Car en effet, les « teufeurs » n'ont commencé à arriver que vendredi matin, et encore, en petit nombre. Il n'empêche, La Tour-du-Crieu ne se laissait pas abuser par ce calme relatif. Dans ce village qui presque à l'unanimité s'est élevé contre le sort qui lui était réservé, le plus faible attroupement n'avait qu'une conversation sur les lèvres : « Le Teknival ».
« La population est en ébullition, la colère est bien présente, et nous les élus, lorsque l'on sort dans la rue, on est sans cesse interpellés là-dessus », explique le maire Jeannine Darrieutort. Un de ses adjoints ajoute : « Le leitmotiv, c'est simple, c'est le peu de considération que l'on a fait de leur cas. » La population de La Tour ne digère pas, en effet, que l'État, du haut de son autorité, lui ait imposé ce Teknival. Sans concertation. La réunion de mardi n'a pas été perçue comme telle mais comme une réunion destinée simplement à l'informer. Et comme cela fait deux fois en trois ans, «c'est une fois de trop» aux yeux du plus grand nombre.
Et lors de ce houleux tête-à-tête, un des intervenants a été très clair là-dessus, en s'adressant au préfet : « Ne pensez-vous pas qu'il faut changer la loi ? En ayant autorisé cette manifestation, vous vous êtes mis dans une situation d'abus de pouvoir. Si l'on trouve un moyen de vous traduire devant les tribunaux, nous le ferons. » Cela étant dit, tout a été fait pour éviter au maximum que les Critouriens aient affaire aux « teufeurs ». Le plan de circulation évite soigneusement le village (autant qu'il le peut), il pleut des uniformes sur toute périphérie, et dans le cœur de la commune, les képis sont discrets, comme pour ne pas en rajouter. Mais vendredi, on n'en était encore qu'aux prémices. Point de bruit, on le cherchait même. Pourtant, et même si le préfet a autorisé l'organisateur « à déroger à la réglementation relative aux bruits de voisinage », les élus seront attentifs aux relevés sonores que la DDASS doit effectuer sur la commune. On saura vraiment si les murs d'enceintes ont fait exploser les 80 décibels du seuil tolérable. En attendant, les Critouriens peuvent, comme tout un chacun, se rendre au PC opérationnel pour retirer des « bouchons d'oreille », au cas où les traversins, sur la tête, ne suffiraient pas pour retrouver un peu de calme…
Samedi 22 septembre - La Dépêche du Midi
4.
Teknival : s'ouvrir à toutes les cultures.
Le teknival, c'est avant tout de la techno (et ses nombreux dérivés) diffusée à haute dose par les 25 «sound systems» installés sur le site de la Tour du Crieu. Mais les médiateurs ont décidé delaisser un espace aux autres cultures alternatives pour que le festival soit ouvert au plus grand nombre.
«Une scène sera montée pour accueillir deux associations toulousaines «Mabool» et «Musik action». Cela permettra à de petits groupes locaux de se produire au teknival. Ils vont jouer du ska, du punk, de la musique festive pour résumer» explique Eric, un des médiateurs du teknival. Cette scène, un peu particulière par rapport au reste du site, accueillera des artistes depuis ce soir jusqu'à 3 heures du matindemain. Une façon de prouver que le monde des teknivaliers n'est pas fermé aux autres cultures.
«Nous incitons les gens à venir voir le teknival, à ne pas se contenter de l'image qu'en donnent les médias. On est ici pour faire la fête, dans une bonne ambiance. Lorsqu'on avait fait le teknival à Angoulême, un quart du public était constitué de locaux! Des familles entières sont venues en voiture voir par elles-mêmes. On a eu aucun souci pour les accueillir» insiste Etienne, un autre médiateur. Ce duo de choc a été rejoint par une dizaine de personnes dès hier soir pour assurer l'organisation général du site. Sur un principe de roulement, chaque «sound system» donne 3 personnes à l'équipe des médiateurs pendant 3 heures chaque jour pour assurer la gestion globale du festival (sécurité, prévention, nettoyage...).
QUESTION SÉCURITÉ.
D'ici lundi matin 8 heures, instant officiel de coupure du son, les teufeurs sont encadrés par environ 400 gendarmes qui quadrillent la zone depuis vendredi matin. Des contrôles d'alcoolémie sont organisés aux accès du site et les nombreux secouristes venus de la France entière veillent dans les deux postes secours.
«Pour le moment, nous disposons de 200 couvertures de survie ce qui n'est pas suffisant, nous espérons que la préfecture en donnera plus, c'est une question de sécurité» avancent Eric et Etienne.
Samedi 22 septembre - La Dépêche du Midi
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#9 22-09-2007 19:17:50
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
Mmmh.. tiens.. petite interlude pour l'heure de l'apéro..!
Par mesure de prudence, je mets déjà un -->
[ franc & sincère ] !
Interlude certes, mais interrogation quand même : le fly.. hmmm.. oui, le fly !
Combien de teuffeurs, ou plutôt.. festivaliers [ dixit festival tekno alternatif ] ont callé ou vont caller
la référence et la ou les portées du dit flyer ?
Je --> [ ] vite fait de ce pas, j'me sens.. pas très bien du coup 
PS : aucune réponse demandée [ bien entendu.. ] juste un petit moment de réflexion !
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#10 23-09-2007 11:16:37
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
Revue de presse du dimanche 23 septembre !
PAMIERS (Ariège), 23 sept 2007 (AFP) - 11h24
Teknival dans l'Ariège: 7.000 participants, pas d'incident notable.
Un peu plus de 7.000 personnes ont participé au teknival de La Tour-du-Crieu, près de Pamiers (Ariège),
dans la nuit de samedi à dimanche, temps fort de la manifestation, a indiqué la sous-préfecture de Pamiers.
"Globalement c'est calme.
Il n'y a pas eu d'incident, de vol ou de dégradation.
Le teknival se vide doucement", a déclaré dimanche matin à l'AFP la sous-préfète de Pamiers, Marie-France Combier.
"Les riverains ont été agréablement surpris, le niveau sonore a été moins important que prévu",
le nombre maximum de raveurs s'élevant à 7.070 samedi soir, a-t-elle ajouté.
Les organisateurs avaient annoncé attendre quelque 25.000 raveurs.
Mobilisés en force, gendarmes et policiers ont procédé au contrôle de quelque 540 véhicules
et à 1.100 contrôles d'alcoolémie, dont 9 se sont révélés positifs.
Sept saisies de drogue, portant au total sur quelque 200 grammes de cannabis, de cocaïne et d'héroïne, et 40 sachets d'ecstasy,
ont eu lieu, a-t-elle dit, signalant qu'un participant avait été interpellé à Toulouse avec 50 grammes de résine de cannabis.
Trois cents gendarmes et de nombreux policiers, pompiers et douaniers ont été mobilisés pour ce rassemblement de musique "techno",
organisé de vendredi à lundi matin sur un terrain militaire de La Tour-du-Crieu.
Le conseil municipal s'était fermement opposé à ce teknival, estimant "irresponsable qu'une telle manifestation,
génératrice, entre autres, d'un bruit infernal ininterrompu, puisse être autorisée aussi près des habitations" par l'Etat.
Une « teuf » très conviviale.
Qui a dit que le teknival allait envahir l'Appaméen et empêcher tous les riverains de passer
une nuit de sommeil bien méritée ? Loin des 25 000 « teufeurs » annoncés, ils ont été à peine 5 000
à se rendre sur le site de La Tour du Crieu dans la nuit de vendredi à samedi.
La faute à la Coupe du Monde de rugby et au match France-Irlande si décisif peut-être
qui ont retenus les jeunes devant leurs écransjusqu'à 23 heures.
Ensuite, certains n'ont pas hésité à faire le déplacement à pied depuis Pamiers, bouteilles à la main et
sacs de couchage sur le dos.
Malgré le fonctionnement simultané des 30 « sound systems » comptabilisés par les gendarmes
(au lieu des 25 annoncés), le niveau sonore est resté très correct de l'avis général.
Juste de quoi contenter les « teufeurs » et les accro de la techno venus de tout le sud de la France.
Aux platines, les DJ ont enchaîné les mix, chaque « sound system » ayant une identité sonore particulière.
« J'ai fait 300 bornes pour venir ici.
Je suis arrivé vendredi dans la soirée et je repars aujourd'hui dans la journée parce que je reprends
le boulot lundi matin. Franchement, l'ambiance est trop bonne !
Même s'ils ne se connaissent pas, les gens discutent entre eux sans problème, c'est détendu » s'enthousiasme un teufeur qui se repose dans sa voiture.
Même son (de cloche) au stand de bières de Michel Hattabi qui a vendu des pressions toute la nuit :
« on a eu aucun problème. Les teufeurs viennent et on discute tranquillement ».
Idem du côté des pompiers et des secouristes, on reconnaît que la nuit a été calme et s'est très bien passée. Venu avec 10 de ses hommes du Tarn voisin dès jeudi, le major Patrick Pigot signe là son premier teknival. « On n'a même pas utilisé nos bouchons d'oreilles cette nuit : le niveau sonore était tout à fait supportable. Il faut dire qu'on bénéficie d'un mur anti-bruit constitué de ballots de paille tout autour du poste de secours qui nous protège bien. »
Si l'ambiance continue d'être aussi bon enfant, le dispositif des secours va alléger ses effectifs dès dimanche soir.
En attendant, dès hier matin, les autorités et les organisateurs avaient revu leur prévisions à la baisse :
10 000 teufeurs au maximum étaient attendus pour le deuxième soir du teknival.
La Dépêche du Midi
EN DIRECT DU AU VILLAGE : « Moins de bruit que prévu ! »
Les mesures sonores effectuées par la DDASS ont donné l'indice 49 à minuit vendredi à environ 700 mètres du site. C'est-à-dire pas grand-chose. C'est une affirmation officielle.
Elles ont par nature, tendance à se vouloir rassurantes.
Alors qu'en est-il vraiment de ce bruit que l'on craignait tant et certainement à juste titre à La Tour du Crieu après que tout à fait officiellement on ait préparé les esprits à un tsunami démographique et sonore.
« Franchement, vous voyez où nous habitons - explique Mme Rouch- nous sommes parmi les dernières maisons du village en direction du terrain militaire, on ne peut pas dire que l'on a entendu beaucoup de bruit. Nous avons même dormi avec les fenêtres ouvertes ! Ce que l'on nous avait annoncé est disproportionné avec ce qui s'est passé. Biensur il faudra voir cette nuit, car c'est la plus importante.
Mais la véritable gène, c'est plutôt la circulation ! »
Un peu plus loin, dans le nouveau lotissement, chez Corinne Lalouette, c'est le même son de cloche :
« Bien entendu que l'on entendait la musique, mais c'était très supportable, nous avons dormi. »
Mais là aussi on attendait de vérifier si la nuit de samedi à dimanche serait aussi « tranquille » que la précédente. Un peu plus loin dans le village, un congrès de grands-mères face à l'église, n'en revient pas d'avoir… « si bien dormi ! ». Idem au salon de coiffure ou entre deux coups de peigne les clientes et la patronne commentent cette première nuit au front de la techno :
« Rien à voir avec ce que l'on pouvait craindre ! »
Certes, selon la direction du vent, on pouvait être exposé à un niveau de bruit plus élevé, car certains à Pamiers même on dit avoir entendu les « boom-boom ».
Mais rien de plus semble-t-il que ce que l'on peut entendre des échos de certaines fêtes locales.
Certains auraient même entendu le Teknival depuis Rieux de Pelleport !
La Dépêche du Midi
Hôpital de campagne.
On l'appelle le poste médical avancé ou PMA.
C'est le cœur du système soin et santé du Teknival.
L'aboutissement aussi de tout un échaffauidage à mettre au compte du Chiva.
Après plusieurs réunions avec les autorités préfectorales, sanitaires et de sécurité du département (Préfecture, DDASS, pompiers) les moyens à mettre en œuvre ont été définis afin de pouvoir accueillir
les « teufeurs » sur le poste médical avancé installé à proximité du site du Teknival, poste opérationnel dès le jeudi 20 septembre.
Ces moyens sont quantifiés sur la base des données et de l'historique d'autres manifestations de ce genre (Technival du Larzac en 2003 ou de Saint-Ferréol en 2005) et de cette envergure (25 000 personnes attendues).
Le poste médical avancé (PMA) est un système indépendant et autonome, capable d'assurer la prise en charge immédiate des patients et les premiers soins, afin d'éviter un afflux massif au service des urgences du Chiva. Sous la tente du poste médical avancé fournie par les pompiers, le dispositif général mis en place par le docteur Nathalie Laurent, urgentiste au Chiva, comprend la présence en permanence, 24 heures sur 24, du jeudi au dimanche, de quatre personnels hospitaliers composant l'équipe médicale et paramédicale : médecin, infirmières, aides-soignant. C'est sur la base du volontariat que cette équipe a été formée. Elle est associée au service médical des pompiers, constitué aussi de médecins et d'infirmières.
Le PMA est équipé en matériel médical par le Chiva : moyens de réanimation et de surveillance, oxygène, médicaments. A cela viennent s'ajouter brancards, draps, couvertures, etc. fournis et gérés également par le Chiva, ainsi que les repas, l'eau et les collations de l'équipe médicale.
Les pathologies les plus attendues sont inhérentes à ce genre de manifestation et à sa population :
coups de chaleur, hypothermies, troubles liés à l'usage de stupéfiants ou d'alccol, mais aussi plaies, entorses, brûlures, asthme, allergies.
Les patients nécessitant une prise en charge en réanimation ou des examens complémentaires
ainsi que ceux présentant un trouble psychiatrique ou des lésions chirurgicales seront bien évidemment transférés au Chiva.
Il reste bien entendu une grande inconnue et tous étaient sur leur réserve à ce sujet :
« Il faut voir ce soir ! » Car la nuit de samedi à dimanche était considérée comme celle devant être
le « top » de ce Teknival qui, de toute évidence n'a pas fait le plein !
À peine atteindra-t-il, à moins que la journée de dimanche démente la tendance, la moitié de la fréquentation attendue.
Au vrai, la véritable gêne est donc à mettre au compte des allées et venues de voitures et mini-bus, sur les petits chemins de la Tour du Crieu. Où les Critouriens eux-mêmes s'aventuraient vers le « camp » pour voir de plus près ces curieux « teufeurs » et leur drôle de musique.
La Dépêche du Midi
Et puis pour terminer v'là un article choppé en direct du blog de Ripochon - Tout simplement et sans détour la vie à La Tour-du-Crieu ! !
UN TEKNIVAL "SOFT" ?
MINIMISONS, MINIMISONS, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE !
Les organisateurs, (il faut dire "les médiateurs"), se doutaient qu'en prévoyant un "teknival" à La Tour,
en même temps que deux autres à proximité, ils s'exposaient à un succès mitigé...
Si on ajoute l'engouement des français pour le rugby et l'été de la Saint Michel absent,
on explique qu'au lieu de 25 000 les "teufeurs" n'aient plus été que 10 000 !
Mais est-ce que cela change quelque chose à l'affaire ?
Sans diaboliser le teknival, il faut bien reconnaître que les "zotorités" permettent la création d'une zone de "non droit".
Réduire les risques ne transforme pas pour autant l'événement en une aimable "fête locale".
Arguer de la tranquillité de La Tour quand on a tout fait ou presque pour l'isoler des "30 sound systems" est une provocation.
En fait on veut démontrer, comme pour le rassemblement des "évangélistes" d'il y a deux ans que, comme dirait la Dépêche :
"tout s'est bien passé"...
Il ne faudra pas que les responsables de la municipalité se plaignent si d'ici peu les pouvoirs publics remettent le couvert.
Le problème qui reste c'est comment empêcher qu'une fois de plus ils passent en force
et imposent au village un événement qu'il ne veut pas.
Comment empêcher qu'une fois de plus soit dépensée une somme folle (près d'un million d'euros ?)
pour faciliter le plaisir des "raveurs" au détriment de toute une population.
Une telle somme serait beaucoup plus utile pour construire une salle des fêtes, un centre culturel, un début de maison de retraite,
un agrandissement de l'école, etc.
Il y a des services "permanents" à mettre en place... or pour ceux-ci on ne tardera pas à nous dire que "les caisses sont vides".
N'oublions pas non plus que c'est le citoyen de base qui paie. L'argent de l'Etat c'est nous.
Enfin que vaut l'argument qui consiste à dire aux plus touchés : vous n'avez qu'à aller vivre ailleurs.
Peut-on dire cela à celles et ceux qui ont fait d'énormes sacrifices pour se construire un "chez soi" dans la région.
Qui ont choisi la qualité de vie et de l'environnement en Basse Vallée de l'Ariège ?
J'avais toujours cru, et je crois encore, que "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres".
Y aurait-il de citoyens plus "égaux" que les autres ?
--> http://ripochon.over-blog.com/article-7134006.html
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#11 24-09-2007 10:23:58
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
Lundi 24 septembre.
MUSIQUE TECHNO.
À LA TOUR DU CRIEU, LE TEKNIVAL S'ACHÈVE AUJOURD'HUI SUR UNE FRÉQUENTATION MOINS IMPORTANTE QUE PRÉVU.
7 000 teufeurs au plus fort de la nuit.Le Teknival de La Tour du Crieu en Ariège devait s'achever lundi matin, à la vérité, l'essentiel des teufeurs est parti hier en fin de journée, après deux jours de fête où l'affluence n'a pas été aussi importante qu'attendue. On avait annoncé officiellement 25 000 personnes, il en sera certainement venu à peine la moitié, et la nuit la plus forte celle de samedi à dimanche n'a pas enregistré plus de 7 000 participants selon la préfecture de l'Ariège. Les craintes exprimées par les habitants concernant les nuisances ont été diminuées par le fait même de cette faible participation, et le bruit occasionné par les « sound systems » a été jugé plutôt « supportable » par la grande majorité des riverains, excepté ceux qui, bien entendu, étaient à moins de 300 mètres. Coté sécurité, pas grand-chose à déclarer sinon quelques saisies de cannabis, de quelques grammes de cocaïne. Il faut dire que le déploiement de 450 gendarmes et policiers a été probant sur ce Teknival qui a été concurrencé par des « raves » sauvages dans la région.
La Dépêche du MidiC'était la nuit du « pic » de fréquentation du teknival.
Celle que l'on craignait le plus, à La Tour-du-Crieu, celle qui aurait pu amener une déferlante démographique, une débauche de bruit. Elle sera finalement restée dans la mesure du raisonnable, selon le niveau de sensibilité de chacun à ce degré de « raison ». Selon les comptages officiels il n'y avait guère que 7 000 personnes au plus fort de la nuit, un chiffre qui avait chuté à 6 500 à 9 heures du matin dimanche. De toute évidence on sera resté très éloigné des 25 000 annoncés, en tout cas en tant que population estimée pour une occupation permanente du site. En cumul sur trois jours, c'est autre chose.
Côté bruit le vent a tourné dans la soirée, apportant les « boum boum » avec un peu plus de force sur les premières maisons du village notamment du côté du chemin si mal nommé pour l'occasion de « Bonrepos ». Pour le reste les rapports officiels donnent des relevés en gros identiques à la nuit précédente c'est-à-dire entre 40 et 50 décibels. Les teufeurs étaient arrivés avec plus de force dans la journée de samedi. On croisait de forts contingents d'homme et de chiens, à pied, sur les routes de Belpech ou de Mirepoix, beaucoup venus en train, n'ayant pas vu qu'une navette pouvait assurer leur transport. Un déferlement de camionnettes, camping-cars brinquebalants et poussifs, dont on pouvait se demander, pour beaucoup, s'ils pourraient repartir. Vision de marcheurs fatigués dans le petit matin, traînants d'énormes sacs coiffés de quelque méchante bâche pour se protéger dans la nuit des gouttes froides de l'automne. Ce flot n'a cessé de converger de Pamiers vers la Tour, même en pleine nuit samedi, avec le danger que peuvent représenter ces attelages plongés dans le noir et sans lumière face à des conducteurs surpris de croiser ces visions dans les phares. Pour le reste, la « teuf » est passée. Dans la noirceur de la nuit, le camp s'éclairait, par zones de lumières installées autour de sound systems. Dans le ciel les sky tracers appelaient les teufeurs, cette armée d'ombres venant se coller contre les sonos, à l'appel de curieux ultrasons.
Hier matin, le Teknival commençait à se «vider». Le flux prenait le chemin du retour. Le final est pour ce matin à huit heures. Il restait dont encore une nuit de « teuf », mais le gros de l'affaire était visiblement passé.
À La Tour, une population sollicitée déjà par deux fois dans sa patience (rassemnlement tzigane de 2005) va bientôt retrouver son calme. Avec une exigence, que ses élus ont déjà exprimée : qu'il n'y ait pas de troisième fois !
Sécurité et secours : petit inventaire.
Le bilan officiel de la journée de samedi et de la nuit donne coté SDIS neuf passages au poste médical avancé, trois évacuations vers le CHIVA, 23 interventions de la Croix-Rouge (dont deux évacuations vers le CHIVA). Pas d'observation de la DDASS au niveau sanitaire. Les relevés sonores autour de 49 décibels. 1 100 contrôles alcoolémie effectués (9 dépistages positifs), sept affaires de stupéfiants traitées (cannabis, cocaïne, héroïne, sachets d'extasy) une saisie de revolver. Par ailleurs 543 contrôles de véhicules ont donné lieu à quelques contraventions.
Au hameau de « Georges » on s'attendait à pire.
Au Hameau de Georges, à Pamiers, qui compte cinq familles, un premier malaise s'est fait sentir et ce, dès l'annonce du Teknival prévu sur le site militaire de la Tour du Crieu, à seulement quelques centaines de mètres. D'autant plus que ce pâté de maison s'est trouvé sur la route d'accès : « Quand on a su qu'il allait avoir lieu ici, on l'a plutôt mal pris. La décision nous a été imposée, on n'a pas eu le choix. Un Teknival, c'est stressant : d'abord par rapport au bruit, ensuite à la circulation incessante, sans oublier la faune que ça draine, la drogue qui circule… L'État lutte contre la drogue, et là, on autorise un rassemblement où l'on sait d'ores et déjà que le trafic va circuler ! Et qui va payer tout ce dispositif de sécurité ? »
Situés donc en première ligne, face au carrefour où sont redirigés les teuffers, les premiers va-et-vient ont commencé dès vendredi soir. Un des riverains témoigne : « Il y avait beaucoup plus de curieux que de raveurs. Normal, la population s'inquiétait et voulait se rendre compte de par elle-même. Samedi matin, c'était assez calme : on ne peut pas dire que l'on n'ait rien entendu, mais ça restait un bruit de fond. Il faut dire que, par rapport à tout ce qui avait été dit, on s'attendait à pire ! Ce qui reste le plus dérangeant, c'est cet infernal va-et-vient incessant au carrefour et les contrôles qui sont faits… Et heureusement encore que les chiffres annoncés (25 000) aient été revus à la baisse… D'ailleurs, on a été jeté un coup d'œil, en vélo, et par rapport à ce qu'on voit dans les reportages, il y avait beaucoup moins de matériel que ce qui devait être prévu à l'origine. C'est peut-être pour ça, aussi, que la musique ne nous a pas semblé trop forte. »
« ILS ARRIVAIENT DE TOUS LES CÔTÉS ! »
Par contre, dans la soirée, et ce jusqu'à minuit samedi tous s'accordent à reconnaître que la circulation n'a pas cessé : « ça arrivait de tous les côtés et on a même vu un bus rejoindre le Teknival. Dans la nuit, une voiture nous a même légèrement cassé le plot du portail. Mais c'était léger ! » observe cette habitante.
La « bête noire » tant attendue et redoutée a finalement eu beaucoup moins d'impact que ce qui avait été envisagé un temps. Le petit hameau a donc pu faire ses vendanges tout le week-end, sans trop subir de décibels : « juste un fond ! »
La Dépêche du Midi - rubrique Grand Sud / Ariège
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#12 25-09-2007 10:20:44
Re: [ 21-23 sept. 2k7 ] ... :: Teknival d'Ariège @ La Tour du Crieu :: ...
Mardi 25 septembre.
Dernier article fraichement tombé du site d'Ariège News !
A voir également sur le site une séquence vidéo tournée à chaud au beau milieu du festival.
En compagnie de quelques riverains, certes étonnés par tout ce remue-ménage depuis quelques semaines après l'annonce de la tenue de ce teknival légal et encadré par l'Etat, mais également surpris.. mais en bien, par la faible ampleur des décibels mesurés...
Finalement, c'était pas si catastrophique que ça.. n'est ce pas..?
Déjà vu...?!
La Tour du Crieu a fait son Teknival.
Malgré la levée de bouclier des opposants, l’Ariège a eu le week-end dernier son Teknival...
Certes très encadré par les services de l’Etat et les associations.
On attendait une déferlante de teufers (pas moins de 30.000), en définitive seulement 7000 festivaliers au plus fort de la fête se sont retrouvés sur le terrain militaire de la commune de La Tour du Crieu.
Pendant deux jours nous les avons rencontrés, tout comme les pompiers, gendarmes, policiers, bénévoles de la Croix-Rouge, des associations de prévention des risques ou les «techno-touristes» venus sur le site pour se rendre compte.
Il est vrai que pour les non-initiés l’évènement pouvait paraître incongru mais la scène techno a sa place dans le paysage culturel français.
La techno et les raves sont nées à la fin des années 80 et c’est en Angleterre que le phénomène semble avoir pris sa source.
Longtemps resté marginal, ce milieu associé à la nouvelle drogue apparue sur le marché, l’ecstasy, a toujours été sévèrement condamné.
La musique techno est apparue comme un évènement propice à l’altération de la conscience, au «trip» que peuvent aussi procurer les substances psychotropes.
C’est aussi un phénomène musical urbain directement lié aux nouvelles technologies, une musique contestataire et novatrice (la musique techno est avant tout une culture de la fête).
Si la rave implique l’idée de dépassement physique, psychique, de sensations fortes, cette musique synthétique à caractère répétitif entraîne une transe qui peut être entretenue avec alcool et drogue.
Mais aujourd’hui fini les raves improvisées ou les free parties dans les sous-bois, certes il reste des évènements underground mais le monde techno dans l’hexagone est nettement plus visible avec les Nuits Sonores, les Electrominds et autres Teknival…
Il sont encadrés par le ministère de l’intérieur dans le cadre de la politique de réduction des risques, ceci afin d’éviter certaines dérives.
Etienne, coordonnateur de la manifestation qui accueille les teknivaliers nous explique :
« Un Teknival c’est une concentration de musique techno, un rassemblement de festivaliers autour de plusieurs «sound-systems» pendant plusieurs jours consécutifs... les gens parcourent souvent plusieurs centaines de kilomètres pour participer à cette grosse fête. Il n’y a pas de ticket d’entrée, chacun donne ce qu’il veut.
Autrefois sauvages, une loi de 1995 encadre ces manifestations et l’Etat nous fournit les moyens de sécurité nécessaires.
Deux postes de secours sur le terrain, toilettes chimiques nettoyées deux fois par jour, point d’eau, pompiers, croix rouge, associations de réduction des risques (prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, les drogues)… »
Etienne n’en est pas à l’organisation de son premier Teknival, depuis trois ans, il ne fait que cela, il travaille chaque fois en étroite collaboration avec les services de l’Etat pour négocier les plans d’installation, les protocoles d’accords.
« Nous avions projeté de venir pour le 1er mai mais cela n’a pas été possible, c’est la date du Teknival de Paris… le but ce n’est pas d’avoir un monde fou, c’est la convivialité, l’ouverture aux gens de tous âges et de tous milieux sociaux, c’est la musique, l’esprit de liberté encadrée… en définitive le Teknival c’est un moment de liberté qui nous est accordé pendant quelques jours »
A l’entrée de la zone, distribution de sacs poubelles et de bouteilles d’eau, quelques conseils prodigués par le coordonnateur et chaque voiture s’installe à proximité d’un mur de son.
Nous croisons à pieds quelques locaux venus en balade avec leurs enfants se rendre compte in situ de cette manifestation présentée comme l’évènement de l’année, certains s‘arrêtent et discutent avec les teknivaliers.
Attirés par les salves de feu d’artifices nous nous dirigeons vers un sound system : les jeunes sont orientés vers les enceintes, plus ou moins près, pour prendre le maximum de vibrations, aux platines, un DJ mixe, sa copine tient une buvette…rien de particulier.
Première mesure à l’aide d’un sonomètre : pas plus de 80 décibels (on peut parler de «bruit» à partir de 90), nous aurons l’occasion jusqu’à deux heures du matin, à l’heure du pic attendu avec 7060 teufers sur le terrain de faire trois relevés au niveau des dernières maisons du village, notre appareil oscille entre 72 et 77 décibels.
« Il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! indique Fabrice Valente, coordinateur de la Croix Rouge, depuis vendredi soir il n’y a eu qu’une trentaine d’interventions pour de la petite traumatologie, coupures, blessures diverses, chevilles foulées… nous avons installé deux postes soit 52 personnels sur l’ensemble du dispositif et du week-end »
Côté SDIS, le colonel Beaudroit confirme : « Nous avons effectué 15 transports sur PMA (poste médical avancé), côté Sud-Est du site, un feu de paille s’est déclaré vers 1h du matin suite au tir d’un feu d’artifice mais sans gravité. Dans une caravane, un incendie domestique s’est déclaré à cause d’une bougie mais encore rien de grave »
Côté Médecin du Monde, le stand propose gratuitement bouchons d’oreille, préservatifs… conseils et plaquettes informatives sur l’usage des drogues.
Marie et Roberto, responsables de l’association nous accueillent sous le «Chill-Out», un lieu d’apaisement destiné aux teufers.
« C’est un espace de moindre agitation, un espace de parole où l’on peut échanger … ici c’est la clinique du lien, nous sommes à l’écoute, ouverts au questionnement, nous accompagnons de manière individuelle tous ceux qui viennent nous voir, on essaie de les responsabiliser, de les rassurer. Ici nous avons un dispositif permettant d’analyser les drogues, des médecins, infirmiers en relation avec les pompiers. Tous ceux qui fréquentent ce genre de manifestation se préoccupent de leur santé »
Dimanche en fin d’après midi, après la fête, les 3000 teufeurs encore présents sur le site récupèrent, avant de quitter les lieux, les éthylotests distribués par le personnel de la Croix-Rouge.
En marge du poste de l’association, Baptiste se repose à l’intérieur de sa voiture.
« J’attends un peu avant de prendre la route pour Millau, j’ai encore trop d’alcool dans le sang (les reliquats de la fête de cette nuit)… je tiens à mes points et à mon permis… à quelques mètres la gendarmerie effectue des contrôles, il vaut mieux être clean »
Vers 18h, le dernier test étant négatif, il prend enfin la route avec ses camarades.
Le colonel Rouillon nous confirme qu’il n’y a pas eu de problème grâce à la coordination et au travail de préparation.
« Nous faisons de la prévention et des contrôles d’alcoolémie afin d’éviter les problèmes sur les routes »
Tout le monde s’accorde à dire que ce Teknival annoncé comme une calamité s’abattant sur l’Ariège, s’est globalement bien passé... même les opposants les plus virulents l’ont reconnu.
Laurence CABROL pour Ariège News
TEKNIVAL.
L'ÉVACUATION DU SITE S'EST OFFICIELLEMENT ACHEVÉE À 14 HEURES HIER DANS LE CALME.
La fête est finie, place au nettoyage.
Les teufeurs sont tous partis.
Déjà, une heure avant que la garde mobile ne sonne officiellement l'évacuation du site, ils n'étaient plus qu'une poignée d'irréductibles à être restés sur place pour ranger leur matériel. Le gros des départs s'est fait dès dimanche car, pour beaucoup, il s'agissait d'être rentrés à temps pour reprendre le travail hier matin.
Seules traces encore visibles du passage des 7.000 teufeurs, des déchets rassemblés pour la plupart autour des conteneurs et des bennes à ordures installés le long de l'allée centrale. Quelques détritus jonchent le sol, mais, globalement, l'ensemble du site est plutôt propre.
« On est une équipe de 4 personnes à s'être occupées du nettoyage du site.
Dès jeudi soir, on était là pour assurer un passage permanent. On s'est relayé par équipe de deux.
On en a encore pour deux jours de travail a priori» explique Stéphane Lacroix, le propriétaire de l'entreprise «Lav'net» située à Saint-Jean-du-Falga et désignée par la préfecture pour l'entretien du teknival. Nous avons été les premiers surpris, on s'attendait à pire pour notre premier teknival. Même les teufeurs nous ont dit que les sanitaires étaient propres. On n'a pas à se plaindre dans l'ensemble, les gens se sont bien auto-gérés et ont bien utilisé les poubelles mises à leur disposition ».
D'ailleurs, Jérôme, Christian, Roger et Stéphane sont tous d'accord pour dire qu'ils sont prêts à assurer le nettoyage d'une autre manifestation de ce type, s'il le fallait à nouveau.
DES TEUFEURS PLUTÔT APPLIQUÉS.
« Pour les drogues, on avait une procédure spéciale à suivre: on devait mettre des gants et attraper le produit avec une pince pour le mettre dans des bacs jaunes. Mais là aussi, on n'a pas trouvé grand chose », ajoute Stéphane Lacroix. Le constat a été le même du côté du SMECTOM qui avait disposé des bennes à ordures et des dizaines de poubelles en prévision des chiffres annoncés par la préfecture.
« On avait calé le nombre de bacs pour un total de 10.000 personnes.
Samedi, on a ramassé à peine 15 m3 de déchets au lieu des 60 m3 attendus.
En gros, on a collecté un tiers du volume prévu. Finalement, les teufeurs ont été consciencieux, ils ont mis leurs déchets à la poubelle. Seul point noir, ils n'ont procédé à aucun tri » résume Alain Caillat, le directeur du SMECTOM.
Teufeurs n'est pas encore synonyme d'écolos...
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